Epigram 5.56

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Codex Palatinus 23 p. 96

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ἐκμαίνει χείλη με ῥοδόχροα, ποικιλόμυθα,
ψυχοτακῆ στόματος νεκταρέου πρόθυρα,
καὶ γλῆναι λασίαισιν ὑπ᾽ ὀφρύσιν ἀστράπτουσαι,
σπλάγχνων ἡμετέρων δίκτυα καὶ παγίδες,

καὶ μαζοὶ γλαγόεντες, ἐύζυγες, ἱμερόεντες,
εὐφυέες, πάσης τερπνότεροι κάλυκος.
ἀλλὰ τί μηνύω κυσὶν ὀστέα; μάρτυρὲς εἰσιν
τῆς ἀθυροστομίης οἱ Μίδεοι κάλαμοι.

— Paton edition

Ce qui m’affole, ce sont des lèvres de rose, des lèvres babillardes, vestibule d’une bouche de nectar, qui consument mon âme ; ce sont des prunelles qui étincellent sous des sourcils épais, filets et pièges où s’est pris mon cœur ; ce sont de beaux seins blancs comme le lait, désirables, bien accouplés, plus charmants que n’importe quelle fleur. Mais pourquoi montrer des os à des chiens ? Il y a toujours des témoins pour qui ne tient pas sa bouche close : ce sont des roseaux de Midas.

— Waltz edition

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Comment

#1

Vers 7 en 5.56

C'est-à-dire: « désigner une proie à des êtres affamés.» La même expression se retrouve dans une épigramme de Platon (VII, 100, 3), probablement authentique et de laquelle il semble bien que ce vers-ci soit imité. (Waltz)

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