Epigram 5.181

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Codex Palatinus 23 p. 114

Texts


τῶν † καρίων ἡμῖν λάβε † κώλακας ῾ἀλλὰ πόθ᾽ ἤξεἰ,
καὶ πέντε στεφάνους τῶν ῥοδίνων. τί τὸ Πάξ;
οὐ φὴς κέρματ᾽ ἔχειν; διολώλαμεν. οὐ τροχιεῖ τις
τὸν Λαπίθην; λῃστήν, οὐ θεράποντ᾽ ἔχομεν.

οὐκ ἀδικεῖς; οὐδέν; φέρε τὸν λόγον ἐλθὲ λαβοῦσα,
Φρύνη, τὰς ψήφους. ὦ μεγάλου κινάδους.
πέντ᾽ οἶνος δραχμῶν ἀλλᾶς δύο
ὦτα λέγεις σκόμβροι σησαμίδες, σχάδονες.
αὔριον αὐτὰ καλῶς λογιούμεθα: νῦν δὲ πρὸς Αἴσχραν

τὴν μυρόπωλιν ἰὼν, πέντε λάβ᾽ ἀργυρέας.
εἰπὲ δὲ σημεῖον, Βάκχων ὅτι πέντ᾽ ἐφίλησεν
ἑξῆς, ὧν κλίνη μάρτυς ἐπεγράφετο.

— Paton edition

« Va nous chercher trois chénices de noix (ah ça ! il nous n’arrivera pas) et cinq couronnes, des couronnes de roses. - Mais le.... - Assez ! Tu n’as pas d’argent, dis-tu ? Mort de ma vie ! Il n’y aura personne pour me rouer ce Lapithe ? C’est un filou que nous avons là au lieu d’un serviteur. Tu ne me voles pas ? - Pas du tout. - Apporte ton compte. Viens ça, Phryné, avec des jetons. Ah ! fieffé renard ! Vin, cinq drachmes ; saucisson, deux < .... > et des oreilles, des lièvres, des maquereaux, des gâteaux de sésame, d’autres au miel ! Demain, nous compterons tout cela comme il faut. Pour l’instant, prends cinq pièces d’argent, va chez Aischra, la parfumeuse, et dis-lui comme mot de passe : Bacchon a b… é cinq fois d’affilée et son lit a été cité pour en témoigner. »

— Waltz edition

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Comments

#1

Couronne de Méléagre au livre V

Suivant ce que dit Cameron, au livre V, les épigrammes 134 jusqu'à 215 font partie de la Couronne de Méléagre.

#2

Mime et placement au livre 5

Sur les épigrammes 5.181, 5.183 et 5.185, affirme Waltz qu’elles sont des petits mimes. Par rapport à l’ajout de 5.181 au livre V, il dit : « et c’est évidemment par analogie avec ces deux pièces [5.183 et 5.185] que, sans avoir rien d’érotique, elle a été incorporée au livre V. » (p. 83). Dans un autre commentaire sur la même épigramme, Waltz fait la suivante lecture de la fin du texte : « nous sommes cinq buveurs et il nous faut à chacun une femme. » La « parfumeuse » citée à l’épigramme est, selon cette lecture de Waltz, une proxénète. Ainsi, est-ce que l’épigramme n’est pas érotique ?

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