Epigram 5.107

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Codex Palatinus 23 p. 102

Texts

"Γινώσκω, χαρίεσσα, φιλεῖν πάνυ τὸν φιλέοντα,
καὶ πάλι γινώσκω τόν με δακόντα δακεῖν
μὴ λύπει με λίην στέργοντά σε, μηδ᾽ ἐρεθίζειν
τὰς βαρυοργήτους σοι θέλε Πιερίδας."
τοῦτ᾽ ἐβόων αἰεὶ καὶ προὔλεγον ἀλλ᾽ ἴσα πόντῳ
Ἰονίῳ μύθων ἔκλυες ἡμετέρων.
τοιγὰρ νῦν σὺ μὲν ὧδε μέγα κλαίουσα βαΰζεις:
ἡμεῖς δ᾽ ἐν κόλποις ἥμεθα Ναϊάδος.

— Paton edition

« Je sais, ma jolie, donner tout mon amour à qui m’aime, mais je sais aussi mordre à mon tour qui me mord. Ne me chagrine pas, moi qui t’aime tant, et évite d’irriter contre toi le lourd courroux des Piérides. » Tel est l’avertissement que je ne cessais de crier ; mais tout autant que les flots d’Ionie, tu étais sourde à mes paroles. Aussi, aujourd’hui puisses-tu, à ton tour, toute en larmes, pousser ici de grands cris ; quant à moi je repose, bien tranquille, dans le sein de la Naïade.

— Waltz edition

Comments

#1

« Ionie »: Cf. Euripide, Médée, 28; Horace, Odes, III, 7, 21-22; etc. (Waltz)

#2

« Naïade »: C'est-à-dire: « dans l'eau. » L'amant feint de s'être noyé dans son désespoir et l'épigramme (qui pourrait aussi bien figurer au livre VII) est censée être son épitaphe. C'est là peut-être ce qui expliquerait qu'elle ait été placée dans le manuscrit à côté de la suivante. (Waltz)

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