Epigram 12.33

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ἦν καλὸς Ἡράκλειτος, ὅτ᾽ ἦν ποτε: νῦν δὲ παρ᾽ ἥβην
κηρύσσει πόλεμον δέρρις ὀπισθοβάταις.
ἀλλά, Πολυξενίδη, τάδ᾽ ὁρῶν, μὴ γαῦρα φρυάσσου:
ἔστι καὶ ἐν γλουτοῖς φυομένη Νέμεσις.

— Paton edition

Heraclitus was fair, when there was a Heraclitus, but now that his prime is past, a screen of hide declares war on those who would scale the fortress. But, son of Polyxenus, seeing this, be not insolently haughty. It is not only on the cheeks that Nemesis grows.

— Paton edition

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#1

δέρρις

Toujours la thématique des poils. δέρρις est une armure en peau ou fourrure mise pour se protéger en bataille, d'où le jeu: Héraclite est devenu tellement poilu qu'il ressemble à un manteau de fourrure de guerrier qui déclare la guerre à ceux qui essayeraient de le toucher. Mais cela n'est pas une raison pour un autre amant plus jeune de s'enorgueillir: même si les signes de la puberté ne l'ont pas atteint dans des parties visibles, il a probablement des poils ailleurs. Que l'on remarque la traduction toujours pudique de Paton.

#2

Ambiguïté de gernres

L'épigramme joue avec les genres (cf Bouchard, Gow, Aubreton): le premier vers utilise des phrases typiques des épigrammes funéraires. Il y a donc un jeu entre l'amant qui a passé l'âge pour être un éromène et la mort. Une sorte de mort de l'amour pédérastique.

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