Epigram 6.1

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Codex Palatinus 23 p. 141

Texts


ἡ σοβαρὸν γελάσασα καθ᾽ Ἑλλάδος, ἥ ποτ᾽ ἐραστῶν
ἑσμὸν ἐπὶ προθύροις Λαῒς ἔχουσα νέων,
τῇ Παφίῃ τὸ κάτοπτρον: ἐπεὶ τοίη μὲν ὁρᾶσθαι
οὐκ ἐθέλω, οἵη δ᾽ ἦν πάρος οὐ δύναμαι.

— Paton edition

Moi dont le rire hautain narguait la Grèce, moi, Laïs, qui avais dans mon antichambre tout cet essaim de jeunes amoureux, je consacre mon miroir à la déesse de Paphos; car me voir telle que je suis, je ne le veux pas, et telle que j'étais jadis, je ne le peux pas.

— Waltz edition

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Comments

#1

Traduction française de Παφίῃ en 6.1

Le texte dit littéralement: «À la Paphienne ;» mais cette expression, courante en grec et parfaitement claire pour des Hellènes, m'a semblé beaucoup moins intelligible pour des lecteurs modernes et impossible à conserver en français. -P. Waltz

#2

Imitation de 6.1 par Ausone

Cette pièce, dont l'attribution à Platon est des plus hasardées, a été imitée d'assez près par Ausone, Epigr. 65 (p. 336 Peiper):

Lais anus Veneri speculum dico: dignum habeat se Aeterna aeternum forma ministerium. At mihi nullus in hoc usus, quia cernere talem Qualis sum, nolo; qualis eram, nequeo. -P. Waltz

Alignments


σοβαρὸν γελάσασα καθ Ἑλλάδος , ποτ ἐραστῶν
ἑσμὸν ἐπὶ προθύροις Λαῒς ἔχουσα νέων ,
τῇ Παφίῃ τὸ κάτοπτρον : ἐπεὶ τοίη μὲν ὁρᾶσθαι
οὐκ ἐθέλω , οἵη δ ἦν πάρος οὐ δύναμαι .

Moi dont le rire hautain narguait la Grèce , moi , Laïs , qui avais dans mon antichambre tout cet essaim de jeunes amoureux , je consacre mon miroir à la déesse de Paphos ; car me voir telle que je suis , je ne le veux pas , et telle que j ' étais jadis , je ne le peux pas .