Epigram 5.232

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Descriptions

#1

Déclaration d'une belle inconsciente. (M. Yourcenar)

Codex Palatinus 23 p. 123

Texts

Ἱππομένην φιλέουσα, νόον προσέρεισα Λεάνδρῳ:
ἐν δὲ Λεανδρείοις χείλεσι πηγνυμένη,
εἰκόνα τὴν Ξάνθοιο φέρω φρεσί: πλεξαμένη δὲ
Ξάνθον, ἐς Ἱππομένην νόστιμον ἦτορ ἄγω.

πάντα τὸν ἐν παλάμῃσιν ἀναίνομαι: ἄλλοτε δ᾽ ἄλλον
αἰὲν ἀμοιβαίοις πήχεσι δεχνυμένη,
ἀφνειὴν Κυθέρειαν ὑπέρχομαι. εἰ δέ τις ἡμῖν
μέμφεται, ἐν πενίῃ μιμνέτω οἰογάμῳ.

— Paton edition

Quand j'embrasse Hippomène, il me faudrait Léandre,
Si Léandre à son tour dans ses bras vient me prendre,
C'est Xanthus qu'il me faut, et quand Xanthus m'entraîne
Vers l'amour, de nouveau je voudrais Hippomène.
Ainsi toujours mon corps recherche une autre étreinte
Et vers d'autres trésors je me tourne sans crainte.
Vous osez me blâmer dans mes divers plaisirs :
Je vous laisse à la pauvreté de vos désirs.

— M. Yourcenar

Cities

Comment

#1

Le je-lyrique est féminin. Sur le thème, affirme Waltz que « ce n’est évidemment pas une courtisane qui est censée parler ici, mais quelque grande dame corrompue de la cour de Justinien. N’oublions pas qu’à la différence des Léonidas e des Méléagre les poètes du Cycle d’Agathias sont des personnages considérables, souvent de hauts fonctionnaires de l’Empereur, et que, comme tels, ils fréquentent et mettent en scène dans leurs vers des gens de qualité, ce que ne faisaient pas leurs prédécesseurs. Peut-être les contemporains de Paul mettaient-ils un nom — ou plusieurs — sur ce portrait. Des épigrammes comme celles-ci sont des poésies de société, mais de société assez corrompue. » (Waltz, p. 103)

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