Epigram 9.270

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#1

À l'instar des astres. (M. Yourcenar)

Codex Palatinus 23, p. 401

Texts

κωμάζω, χρύσειον ἐς ἑσπερίων χορὸν ἄστρων
λεύσσων, οὐδ᾽ ἄλλων λὰξ ἐβάρυν᾽ ὀάρους:
στρέψας δ᾽ ἀνθόβολον κρατὸς τρίχα, τὴν κελαδεινὴν
πηκτίδα μουσοπόλοις χερσὶν ἐπηρέθισα.

καὶ τάδε δρῶν εὔκοσμον ἔχω βίον οὐδὲ γὰρ αὐτὸς
κόσμος ἄνευθε λύρης ἔπλετο καὶ στεφάνου.

— Paton edition

Sans troubler ceux qui parlent bas ou qui reposent,
Toute la nuit je danse, ou, couronné de roses,
Je chante et fais sonner ma lyre sous mes doigts...
Arrière, sots censeurs ! J'obéis à des lois,
Car, parmi les dessins que dans l'ombre on peut lire,
Le ciel nous offre aussi sa Couronne et sa Lyre.

— M. Yourcenar

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Comment

#1

On a dans l'épigramme 270 un éloge de la musique et de la danse n'allant pas sans quelque obscurité. L'humour de Marcus Argentarius consiste ici en un jeu continu sur l'idée de κόσμος, l'ordre du monde, qui est en même temps une norme de "bonne vie" aux yeux de notre danseur musicien. Lui se règle sur les ἑσπέρια ἄστρα, v.1), c'est-à-dire qu'il danse du soir au lever du jour. Les "autres" (v. 2), ce sont les soi-disant philosophes, cyniques et moralistes, qui veulent empêcher de danser.

  • Waltz, note 2, p. 108 (t. 7).

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