Anthologia Graeca

Antecedens: 7.557

Subsequens: 7.559

Anthologia Graeca 7.558, Anonimo Anonyme

Perseus URN: http://data.perseus.org/citations/urn:cts:greekLit:tlg7000.tlg001.perseus-grc2:7.558

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Epigramma ad collectionem addictum ab editore Romane Auger Université de Montréal

Nuper mutata 2020-07-10T21:39:24.000Z

Argumenta: distique élégiaque, distico elegiaco, Elegiac couplet, funerario, funéraire, Validé par Romane, Hadès (dieu), Erèbe, Rufinus, Aetherius

Textus epigrammatis

Lingua: ελληνικά

Editio: None


ᾌδης μὲν σύλησεν ἐμῆς νεότητος ὀπώρην,
κρύψε δὲ παππῴῳ μνήματι τῷδε λίθος.
οὔνομα Ῥουφῖνος γενόμην, παῖς Αἰθερίοιο,
μητρὸς δ᾽ ἐξ Ἀγάθης: ἀλλὰ μάτην γενόμην.

ἐς γὰρ ἄκρον μούσης τε καὶ ἥβης ἧκον ἐλάσσας,
φεῦ, σοφὸς εἰς ἀίδην, καὶ νέος εἰς ἔρεβος.
κώκυε καὶ σὺ βλέπων τάδε γράμματα μακρόν, ὁδῖτα:
δὴ γὰρ ἔφυς ζῳῶν ἢ πάις ἠὲ πατήρ.

Lingua: English

Editio: W. R. Paton

Hades spoiled the ripe fruit of my youth and the stone hid me in this ancestral tomb. My name was Rufinus, the son of Aetherius and I was born of a noble mother, but in vain was I born ; for after reaching the perfection of education and youth, I carried, alas! my learning to Hades and my youth to Erebus. Lament long, O traveller, when thou readest these lines, for without doubt thou art either the father or the son of living men.

Lingua: Français

Editio: P. Waltz

Hadès a arraché les fruits de ma jeunesse, et une pierre les a cachés dans le tombeau de mes aïeux. Je fus Rouphinos, de mon nom, enfant d'Aithérios et d'Agathê, mais c'est en vain que je suis né. Dans la fleur de mon talent et de ma jeunesse, je m'en allai, hélas, savant dans l'Hadès et jeune dans l'Erèbe. Pousse toi aussi un grand cri à la vue de ces lignes, passant ; car sans doute tu es soit fils soit père de mortels.

Note: Cycle d'Agathias

Les épigrammes 551 à 614 constituent un important fragment du Cycle d'Agathias. Pour P. Waltz, certaines ont pu être de véritables épigrammes mais la plupart n'ont dû être que des exercices littéraires destinés à un petit cercle de lecteur. Comment expliquer autrement l'abondance d'allusions à des divinités et rites païens à l'époque même des persécutions de Justinien ?